Paris, mon amour

Paris, mon amour : fusillades du 13 novembre 2015

 

Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’écrire. Aujourd’hui, je suis abattue, effarée, lasse, fatiguée. Aujourd’hui, nous sommes le 14 novembre 2015. Aujourd’hui, nous pleurons ce vendredi 13. C’est avec colère, tiraillée par la nausée que j’écris. J’écris pour me rappeler. J’écris pour oublier. J’ai peur.

Il n’y a pas de mots pour décrire cette horreur. Ce carnage. J’ai peur, c’est indéniable. Ca me flingue, ça me broie les intestins. Les larmes coulent face à l’incompréhension. J’ai peur.

J’ai mal pour les familles de ces victimes. Je souffre face à cette capitale qui saigne. L’état d’urgence a été déclaré ; les frontières sont fermées. J’ai peur.

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Ce mot raisonne dans ma tête, creux. Ils ne craignent rien, près à mourir pour leur cause, à se faire sauter en même temps que d’autres humains qu’ils jugent indignes de vivre. J’ai peur.

Oui, j’ai peur. Même si l’on me dit qu’il ne faut pas. Que ça ira. Qu’on va lutter. Qu’on ne doit pas flancher face à eux, face à leurs mots, à leurs actes, à leur idéologie. Je suis humaine ; J’ai peur.

Mais je me tiendrais droite, et la peur aux entrailles, je resterais forte. Nous resterons forts. Nous lutterons. Nous, unis, la France, l’humanité.

 

« L’humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l’humanité »
John Fitzgerald Kennedy

Crédit image : Jean Jullien, illustrateur nantais

« Promise me you’ll never smoke a cigarette »

Promise me you'll never smoke a cigarette

Coucou, toi !

Hier, j’ai eu l’occasion de tomber sur une vidéo cachée (non, ne fuis pas) : un gosse demande à des fumeurs s’ils peuvent lui allumer sa clope, leur répondant qu’il a 10 ans quand la question lui est posée. Would you prevent a child from smoking (empêcherez-vous un enfant de fumer) ? Entre ceux qui l’envoient violemment balader (pour ne pas être vulgaire) ; celle qui lui dit qu’il est chanceux, qu’elle même fumait à son âge et lui allume donc sa cigarette ; et celui qui en profite pour lui taxer une partie de son paquet, on a le droit à un beau palmarès.

Néanmoins, ce qui m’a touchée (et je pèse mes mots), c’est bien la fin de la vidéo, à partir de 2min45. Ouai, bon, je ne suis pas nécessairement le meilleur exemple, pleurant un peu pour un rien. Mais vraiment, je trouve les paroles de cet homme bouleversantes. Parce que la réalité du tabac, de la clope, c’est ça : c’est le cancer qui te guette, même si tu te dis que ça ne t’arrivera pas, à toi. Tu as beau fumer parce que ça te donne de la prestance, parce que tu penses que ça te rend cool, ou peut être parce que tu y trouves un moyen de décompresser : la réalité reste la même. On enjolive la clope, on la place au rend d’accessoire de mode, on la rend inoffensive. On moque ces campagnes de prévention.

Je suis lassée de voir des gosses fumer, alors qu’ils frôlent la dizaine. Je suis lassée de voir ces gens se bousiller la santé, sous couvert d’accessoire de mode. Certains me diront que ça ne me regarde pas, que c’est leur choix. Mais quand je vois cet homme, ses mots, son cancer, bordel, ça me touche. J’ai tellement peur pour ces fumeurs que je côtoie, que j’aime. J’ai tellement peur que ça leur tombe dessus, sans prévenir. Alors oui, peut-être que je ne suis pas touchée directement, n’étant pas fumeuse : mais non, je ne peux pas et ne veux pas être confrontée à la réalité du cancer chez mes proches.

Je suis bouleversée par les mots de cet homme. Je souffre pour lui. Je me vois, moi ; toi ; eux, ceux que j’aime, à travers lui. Et c’est dur. Je te l’avoue, j’ai énormément de mal à rester insensible au malheur des gens. Alors oui, je suis un peu triste suite au visionnage de cette vidéo. Ah, qu’il est bon d’être aussi émotive…

Traduction pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais :

Enfant – Eh s’il te plait, tu peux m’aider à allumer cette cigarette ?
Monsieur, tu ne veux pas m’aider ?

Homme – Quel âge as-tu ?

Enfant – 10 ans. Pourquoi ta voix est comme ça ?

Homme – J’ai perdu ma voix. J’ai un cancer. Ce que tu as dans ta main… J’avais l’habitude de fumer plus de deux paquets par jour, et mes parents aussi.

Enfant – C’est quoi ce truc sur ton cou (référence au « bandage ») ?

Homme – J’ai un gros trou dans ma gorge. Tu ne veux pas voir ça. Tu vois, tout ce qu’on voit sur Facebook, toutes les campagnes de prévention à la télévision (la traduction non littérale de commercials / ads est voulue, n’aimant pas dans ce contexte la connotation qu’a le mot publicité), tout le monde pense que c’est une blague. Mais c’est pour de vrai (montre son cou). Promets moi que tu ne fumeras jamais une cigarette. Juste promets moi que tu ne fumeras jamais une cigarette.

Bisous larmoyants, et à (très) bientôt,

Caféinement Vôtre.

Crédit image : image libre de droits modifiée

Eux, les harceleurs de rue

Eux, les harceleurs de rue

Coucou, toi !

Hier, j’ai eu l’occasion de retomber sur le Tumblr Paye Ta Shnek, que je connais depuis quelques années déjà. Pour te faire un topo, si tu ne connais pas (encore) ce site, ce sont des témoignages de harcèlement dans des lieux publics (globalement, on a que des témoignages de femmes).

Autant te dire que me replonger dans la lecture de ces paroles jetées avec délicatesse à des femmes m’a rendu malade. Je suis atterrée. Je ne comprends pas ce qui peut passer par la tête de ces types qui balancent de telles monstruosités. Des mots qui blessent, qui te rabaissent, qui te font peur. Evidemment, quand je parle de harcèlement, je ne parle pas de ces paroles un peu lourdes, mais dénuées de toute méchanceté, que l’on peut nous sortir (« hé mademoiselle, t’es charmante » et compagnie). Je parle de ces mots qui font mal, qui sont balancés avec l’envie de dégrader, de faire peur. Parce que oui, moi, quand je suis confrontée à ces termes, j’ai peur. Peur, parce que ces mots se muent rapidement en action, et qu’on ne sait plus jusqu’où les choses peuvent dégénérer.

Toutes les citations sont tirées du site Paye Ta Shnek.


« Hey miss, viens on parle ! Mais réponds moi là ! Vas-y réponds moi, t’es bonne tu sais ? Putain mais lâche tes écouteurs ! Sale pute, t’inquiète je sais ou t’habites maintenant. »
Cachan — Un soir en sortant du bus et me suivant jusque chez moi.

« Hé toi là, avec ta tresse de pétasse, viens la que je te pète le cul ! Hé, t’habille pas comme ça si tu veux pas que j’te viole ! On se reverra ma salope ! »
Chambéry — rue Denfert Rochereau

« Mais… ils mettent des filles comme toi dans la rue, et tu sais ce que j’pense ? Que j’vais te baiser en fait. Avec ou sans préservatif, j’vais t’baiser. Tu comprends ? »
Lyon — rue de la République me plaquant contre un mur dans une rue bondée, alors que je faisais mon travail : de la sensibilisation pour une association de lutte contre le SIDA

« Et toi ! Viens là, que j’te dégonfle le bide. Après y’aura largement la place pour qu’avec mes potes on s’installe. »
Le Mans — place de la Sirène, adressé à moi, enceinte de 7 mois

« Hé ! C’est la belle de toute à l’heure. Tu sais que t’es vraiment jolie ? Réponds. Tu veux pas nous répondre avec ton beau visage ? […] Si tu continues à t’habiller comme ça, tu vas te faire sodomiser la chatte. On va te traquer. »
Sainte-Anne (Guadeloupe)

« Hé toi tu as vraiment l’air d’être très très conne ! Allez embrasse-moi… embrasse-moi ou je te pète la gueule ! »
Grenoble — parc Paul Mistral, son front contre le mien

« Eh toi ! Ouais toi là ! Eh pétasse ! Tu vois la bosse dans mon froc ? J’vais te la faire sucer jusqu’à ce que tu gerbes. Je vais te baiser la gorge, salope ! »
Boulogne sur Mer — en face de l’église de la place Dalton, le tout en m’attrapant par mon collier. Un coup de genou dans la bosse en question a permit ma fuite.

« Espèce de sale pute ! Dès que tu seras seule, je te violerai jusqu’à ta mort. »
Cannes — rue d’Antibes, seule à 21h


Je ne sais même plus quoi dire quand je vois que même dans le cadre du travail, les réflexions ne sont pas seulement sexistes, mais dégueulasses. Dégradantes. Voire même dangereuses.


« Je suis sûr que tu te rases intégralement la fouf. »
Sur mon lieu de travail — de la part d’un collègue, devant tous mes autres collègues qui en riaient.

« Tu sais que si je te viole maintenant, personne ne le saura ? »
Paris — La Défense, dans l’ascenseur avec un collègue. J’ai vraiment eu peur…

« Si tu continues de t’habiller comme ça je vais te violer ! »
Au travail — un collègue, à la machine à café devant une dizaine d’autres collègues mâles amusés

« Arrête de mettre des jeans comme ça, j’vais finir par te violer. »
Le Mans — par mon supérieur hiérarchique


Que parfois, mêmes des « amis » sont du mauvais côté de la barrière.


« C’est bon, elle dort. »
De la part d’un “ami” à une soirée, alors que je somnolais avant qu’il ne se mette à vouloir me toucher…


Ce que je comprends d’autant moins et qui me rend en colère, c’est le fait que personne ne réagisse quand une fille se fait agresser de cette manière. La seule question qui me vient alors c’est : pourquoi ? pourquoi ne réagissez-vous pas ?


« Hé sale pute ! Reviens ! On va te violer ! »
Nantes — D’Atlantis jusqu’à Commerce. Un soir, alors que je sortais du boulot, un homme m’a suivie dans le tram. Je n’ai pas voulu descendre à mon arrêt par peur (Il n’y avait personne). Pendant ce temps, il avait appelé un ami, et m’a poursuivie dehors en me criant ça. Je suis pourtant descendue en plein centre ville, dans la foule, et les gens m’ont regardée crier, pleurer et courir sans tenter d’arrêter ces 2 hommes.

« Papillon, papillon, papillon… vas-y salope réponds ! Salope ! T’aimes ça qu’on t’appelle salope ! (Il m’attrape par l’épaule) Reste ici salope ! »
Metz — rue du Palais, en marchant vers le centre ville après les cours. Les terrasses étaient bondées, tout le monde a regardé, ri et même filmé, mais personne n’a bougé.


Comment peut-on baisser la tête, ignorer ? Comment peut-on rire, voire pire, filmer ce genre de scènes ? Pourquoi personne ne réagit, et par cette absence de réaction tolère cet harcèlement ? Je peux certes comprendre qu’on ait peur que les agresseurs se retournent contre nous du fait d’une intervention. Mais si chacun se dit ça, qui interviendra ? Personne. Tous ne feront que regarder cette fille. « Allez, c’est pas si grave. Et puis je ne la connais pas. Et après tout elle l’a peut être cherché. Oh, c’est pas bien méchant ce qu’ils lui disent. »

Mais si seulement une personne intervenait, seulement une seule, alors d’autres trouveraient aussi probablement la force d’intervenir. Et surtout, la victime ne serait plus seule. Si ces harceleurs se permettent d’agir ainsi, c’est parce qu’ils savent que personne ne ripostera. C’est un sentiment de toute puissance qui les habite. Et c’est ça, qu’il faut combattre ! On ne peut pas rester muet devant ce genre de scène. On ne sait pas jusqu’où ça peut aller. Et s’ils étaient sérieux ? Et s’ils la frappaient ? Et s’ils la violaient ? Et si cette fille, c’était ta petite amie, ton amie, ta sœur, ta cousine ? N’aurais tu pas souhaité que quelqu’un intervienne, avant que tout dérape ?

Cette violence verbale me fait vraiment peur. J’y ai rarement été confrontée, mais je la redoute, comme beaucoup. Non seulement parce que ces mots sont terribles et m’effraient, mais surtout parce qu’ils n’y a plus de limites : et si cet homme mettait sa menace à exécution ? Je sais que personne ne m’aiderait, qu’on me laisserait seule face à ça. Et ça me rend dingue.

A toi, pauvre type qui m’a sorti en boîte que « Putain j’la violerais bien elle. Ah non, en fait, elle serait consentante » : tu me dégoûtes.

Caféinement Vôtre.

Crédit image : image libre de droits modifiée

Liste non exhaustive des choses à faire quand on est malade

Liste non exhaustive des choses à faire quand on est malade

Coucou, toi !

Aujourd’hui, c’est emmitouflée dans ma robe de chambre, écharpe au cou, et avec grognements plaintifs réguliers que j’écris : je suis malade. Autant le dire directement : quand je suis malade, c’est un peu comme si j’allais décéder dans les minutes qui suivent. Je suis clairement une petite nature. Un mal de gorge, un nez qui coule, une température un tout petit peu plus élevée qu’à l’habitude, et ça y est, on est bon pour me retrouver en position foetale dans mon lit, accompagnée de doux râles d’agonie. Mais vraiment, je vous le jure, je souffre !

Je ne sais pas vous, mais… qu’est-ce qu’on s’emmerde quand on est malade ! La journée passe lentement, et pour ne rien gâcher, je suis incapable de rester concentrée sur quoique ce soit. Alors je me perds sur internet, sans être capable de trouver plus de quelques secondes quelque chose d’intéressant. Ne parlons même pas d’un film ou d’un livre. Même une vidéo de chatons fluffy ne me ferait ni chaud, ni froid. C’est bien simple : LE MONDE N’A PLUS DE SAVEUR. Comment ça, je dramatise tout ?

Allez, rien que pour tes beaux yeux, voici une liste non exhaustive des choses que tu peux faire si toi aussi tu es malade. Parce qu’entre grands malades, il faut bien se soutenir.

  • Boire beaucoup, beaucoup, beaucoup de thé (ou tout autre boisson chaude qui te fera plaisir). Certains pourront penser qu’il s’agit ici de soulager le mal de gorge mais que nenni ! C’est surtout parce que toi, grand malade, tu n’auras pas le courage de te lever de la journée, si ce n’est pour soulager ta vessie. Alors autant mettre toutes les chances de ton côté, et t’assurer plusieurs sorties aujourd’hui (hors de ta chambre).
  • Aller voir quiconque se trouve dans la même habitation que toi, pour te plaindre de cette douleur insoutenable qui t’habite en ce jour, et quémander de l’attention. Attention : ne fonctionne que si tu vis avec ta famille, ou en colocation. Il ne s’agit pas d’aller sonner chez tes voisins.
  • Tenter de faire un coloriage pour adulte (qu’on s’entende bien, pas un coloriage classé X mais un joli mandala). Ah oui, non. On me rappelle qu’un grand malade est beaucoup trop fatigué pour colorier et agiter son poignet pendant de longues minutes.
  • Prendre un long bain chaud, mais en évitant de trop remplir la baignoire. On ne sait jamais, le grand malade est tellement faible physiquement qu’il pourrait malencontreusement, dans un moment de dépérissement, se noyer.
  • Aller te balader quelques minutes dans la rue, en pyjama / robe de chambre. Parce que bordel, pourquoi il fait aussi chaud chez moi ? Ah non, c’est peut-être la fièvre ça.
  • Tenter de te plonger dans un roman, si tu n’es pas (encore) au bord du décès. Evite quand même ce classique poussiéreux sur ton étagère qui attend depuis un an d’être lu. Aujourd’hui, tu as le droit de lire un roman qui ne rentrera pas dans l’histoire de par ses qualités littéraires (ouai, même 50 shades of grey – chacun ses goûts, je te pardonne).
  • T’amuser à refiler tes microbes au plus grand nombre de personnes t’entourant. A la fin de la semaine, compte le nombre de contaminés.
  • Bosser tes cours en retard. La blague.
  • Dormir. Parce qu’on ne va pas se mentir, on a tous un quota beaucoup trop important d’heures de sommeil en retard.

D’ailleurs, mon lit m’appelle. Bisou plein de microbes à toi,
Caféinement Vôtre.

Crédit image : caféinement vôtre

Lepoint.fr : vous n’avez pas honte ?

Lepoint.fr : vous n'avez pas honte ?

Coucou, toi !

Aujourd’hui, on va parler de l’affriolant soutien-gorge de Najat Vallaud-Belkacem, de son rouge à lèvres et de ses boucles d’oreilles. Rien que ça. Ce matin, j’ai eu l’amère surprise de constater que Lepoint.fr, un journal qui se veut pourtant sérieux, avait trouvé plus intéressant de se concentrer sur l’apparence de la ministre, cette coquetterie relevant apparemment d’une « stratégie » pour entuber tous les mâles de l’Assemblée nationale, et leur faire oublier les problèmes politiques. Ca te choque ? Moi, oui.

Lepoint.fr : vous n'avez pas honte ? Extrait article.

© Le Point.fr, captures d’écran par le collectif féministe Georgette Sand

Couvrez donc ce soutif que je ne saurais voir ! Quel outrage ! Quelle horreur ! Quelle disgrâce ! Najat, comment avez-vous pu ? Parce que oui, aujourd’hui, porter du rouge à lèvres, c’est déjà trop pour une ministre. Des boucles d’oreilles aussi, apparemment. Excusez-moi, j’en conviens : une femme politique ne devrait avoir aucun choix quant à sa tenue et ne surtout pas se maquiller. Ah non, pardon ! J’imagine que si celle-ci ne se maquillait pas, on critiquerait une image de garçon manqué, qui ferait fort peu professionnel.

Quant à cet obscène soutien-gorge, que dire ? Si je puis vous donner un conseil, Najat (je me permets de vous appeler par votre prénom, entre femmes indécentes, pas de chichis) : n’en portez pas. Ce sera un peu une pierre deux coups : plus de « ligne visible du soutif », et un plaisir monstrueux à se sentir libre des boobs. Ah oui, non, pardon. On me précise que ne pas porter de soutien-gorge, c’est aussi indécent. Bordel, on fait quoi alors ? On cache nos seins, et on cache aussi ce qui cache nos seins ? Eh les gars, on va pas se mentir : un soutif, c’est déjà bien assez cher comme ça et pas hyper confortable pour qu’en plus on ait à le cacher. Faut pas déconner.

Mais Lepoint.fr : vous n’avez pas honte ? Je ne sais pas trop vous, mais personnellement quand je cherche à dénigrer la ligne politique de quelqu’un, j’ai tendance à m’attaquer à ses idées politiques, à ses actes. Non pas que je sois une spécialiste – c’est quand même vous qui êtes journalistes, enfin, je crois ? – mais il me semble vraiment très très limite d’attaquer une ministre ou n’importe quelle femme politique sur sa tenue ou son maquillage. J’ai quand même beaucoup de mal à voir un lien entre le fait que – oh mon dieu – de la dentelle de soutif soit apparente et le fait qu’une Najat – trop souriante ? Elle tirerait la gueule qu’on lui reprocherait d’être coincée – cherche à détourner l’attention de ces Messieurs. En faut-il si peu pour faire perdre la tête à un homme ? En faut-il si peu pour lui faire oublier ses critiques, ses convictions politiques ? Pourquoi cette « féminité » apparente serait automatiquement une machination ? Les bonnes femmes, toutes les mêmes hein… Des vipères, des manipulatrices.

Lepoint.fr, je trouve ça très bas, très peu professionnel. Et j’ai honte pour vous. Honte de lire ce genre d’article. J’ai honte et je suis fatiguée d’être confrontée à des attaques physiques, sexistes, plutôt qu’à une attaque objective sur la politique de cette ministre, sur ses actes.

Rappelez-moi, quand a-t-on critiqué pour la dernière fois un ministre ou un député pour tentative de manipulation du fait d’une tenue un peu trop affriolante ? Mince alors, je ne me rappelle pas.

Caféinement Vôtre.

Crédit images : lepoint.fr

Le sport et moi, entre amour et désamour

Le sport et moi : témoignage

Coucou toi !

Me baladant sur la blogosphère, je suis encore – et toujours – tombée sur des articles traitant de sport, me rappelant à bon coups de pied aux fesses que ces dernières étaient justement bien tranquillement posées sur mon fauteuil de bureau depuis de (trop) nombreuses heures déjà. La culpabilisation. C’est donc entre un Schokobon et un café (encore et toujours) que me voici.

Moi et le sport, on a jamais trop été copains. J’ai fais de la danse et de la gymnastique, étant plus jeune : rien de forcément original. J’en faisais, oui, mais sans grande passion. J’ai finalement totalement arrêté le sport en rentrant au lycée, et ai haï l’EPS. Ouai, ce « cours » (pardon, très chers profs de sport) où on te force à faire un sport que tu détestes, du plus profond de tes entrailles. Et bordel, qu’est-ce que j’étais agacée d’être forcée à courir un 3x500m ou de me faire dézinguer en rugby par plaquage. La boucle a été bouclée quand j’ai par la suite appris que suite à des problèmes de hanches, il serait délicat pour moi de pratiquer la grande majorité des sports. Au diable le sport : je m’en contrefichais.

Oui mais voilà, le temps passe, mes études en droit avancent, et rester assise la plupart du temps pour bosser me donne envie de me bouger, de temps à autres. De faire un peu de sport. D’autant plus quand à chaque coin de la blogosphère, de Youtube, et des réseaux sociaux, le fitness devient hype (pardon pour le terme, j’ai tenté d’être swag, hashtag lol), et qu’on t’en balance à toutes les sauces, au point de – presque – en faire une overdose. Faible d’esprit, j’ai craqué sur cette tendance (même si évidemment, je dois y aller doucement suite aux problèmes évoqués plus haut. Running interdit, entre autre), qui au demeurant n’est pas si mauvaise : se bouger le derrière et faire du sport n’est pas nécessairement le plus nocif pour la santé, on en conviendra.

Simplement, je manque de temps. Et parfois d’envie, peut-être. Je suis contrariée. Je veux en faire. Je le sais très bien, quand j’avais pris une certaine routine et faisais régulièrement du sport, dans ma tête, c’était un monde de licornes, de guimauves et d’arcs en ciel. Parce que oui, si physiquement faire du sport fait clairement du bien, c’est surtout pour son impact sur le moral que j’en faisais. Mais voilà, je suis fatiguée et débordée, donc je ne fais plus de sport. Je vois toutes ces nanas archi bien gaulées (même si je n’ai pas spécialement à me plaindre, on ne va pas se mentir, on a toujours tendance à vouloir améliorer quelque chose). Donc je culpabilise et je déprime. Donc je suis encore plus fatiguée. Donc je ne fais plus de sport.

Bordel.

Oui, je sais, je dis beaucoup bordel, hein ? C’est quand même franchement usant de ne plus arriver à se motiver, alors même qu’on sait que reprendre le sport sera bénéfique. Dis toi, tu n’aurais pas des solutions pour que je m’y remette enfin, doucement mais sûrement, et que mes muscles ne fondent pas un à un sur ma chaise de bureau, enfouis dans la graisse des schokobons et la caféine ?

A (très) bientôt,
Caféinement Vôtre.

Crédit image : caféinement vôtre

Blogosphère, bonjour

Blogosphère, bonjour

Coucou toi !

Premiers pas sur la blogosphère, premier billet. Que d’émois ! Mais surtout, quel bordel ! Je commencerais presque à vivre mon premier syndrome de la page blanche par la même occasion. C’est délicat, de rédiger pour la première fois. Par où commencer ? Que dire ? Comment vous émoustiller, et vous donner l’envie de me lire à nouveau, de partager avec moi ?

C’est sans grande prétention, et dans l’espoir de pouvoir dialoguer, partager, écrire que j’ai décidé de créer ce blog. Caféinement vôtre. Ouaip. Autant vous avertir de suite : je suis caféinomane. Mais tout ceci est indépendant de ma volonté, je plaide évidemment non coupable ! Etudiante en troisième année de droit, je tente vainement de vaincre la fatigue. Vainement, je dis bien ! Alors entre deux tasses de café et un TD à travailler, j’ai décidé d’offrir une place à un blog. Ce que j’espère, c’est vous présenter une large palette de couleurs, une certaine diversité dans mes billets : que ce soit pour parler études, sujets d’actualités, livres, vie quotidienne, anticerne (évidemment, je suis cernée à si peu dormir. Ah, ce bonheur). Finalement, je parlerai un peu de tout ce qui me passera par l’esprit, ce qui m’enchantera, m’agacera, me décevra.

Toi qui me lit, j’espère qu’on se recroisera, et qu’on aura l’occasion de se dire plein de choses. Parce qu’évidemment, un blog, c’est fait pour ça : partager.

A (très) bientôt,
Caféinement vôtre.

Crédit image : weheartit