Mon cerveau, ce sadique

je-réflechis-trop

Coucou toi,

Je sais pas trop comment ça se passe dans ta tête, mais perso, c’est régulièrement le chaos. Je sais pas trop non plus comment introduire mon propos, alors j’te lance ça comme ça, bim, prends l’idée comme elle vient : mon cerveau est un gros connard qui me veut du mal. Je lis régulièrement cette reprise célébrissime de Sartre : « L’enfer, c’est les autres ». Je t’avouerais ne pas être d’accord avec cette idée, considérant que mon plus grand ennemi n’est autre que moi-même, et que l’enfer, ça se passe parfois plus dans ma tête qu’autre part.

Le cerveau, c’est fabuleux. Il possède cette magnifique faculté d’oublier des passages de ta vie super cool, super heureux, et peut a contrario se souvenir parfaitement – et dans les moindres détails – de scènes honteuses, tristes, déchirantes. Le plus merveilleux, dans tout ça, c’est que parfois, le cerveau enferme à double tour un souvenir, pour te le ressortir, un peu au hasard et pour le kiffe. Je l’imagine bien, avec un grand sourire démoniaque, frôlant le sadisme.

« Oh tiens, tu ne te rappelais pas de ça ? Dommage, toi qui étais si concentrée sur ton travail. Maintenant, rappelle toi de ce moment honteux que tu as vécu il y a 4 ans« . Mon cerveau est définitivement un connard. Il est vicieux, fourbe. Il trouve des techniques pour me déstabiliser. Entre nous deux, c’est un combat. Un vrai de vrai, comme dans les arènes, avec les gladiateurs. Autant te dire que je suis rarement la grande gagnante.

Le pire, c’est probablement que ce fourbe a développé une technique digne des plus grands lâches : il abat son glaive quand j’ai le dos tourné. Tu es en train de réviser ? Hop, prends ça ! Tu es en train de rêvasser ? Bim, dans ta face ! Tu veux dormir ? Allez vlan, best moment ever pour te niquer ta race.
Et que ça y va en flash back désagréables. Et moi, je rêve de m’enterrer six pieds sous terre. Evidemment, je n’arrive absolument pas à gérer mes émotions dans ces cas là. Impossible d’être raisonnable. Impossible, même en tentant de l’être, de relativiser et me dire que ce souvenir, c’est rien du tout, que c’est du passé, qu’il faut arrêter de se faire du mal pour ça. Pourtant, parfois, je suis au bord de la panique en me rappelant d’une parole prononcée ou d’un geste esquissé : pourquoi ai-je fais ça ? Et qu’en a-t-il/elle pensé ? Pourquoi ? Et si ? Et peut être que…?

Mais faites que je cesse de réfléchir autant. Stop, stop, stop, je suis fatiguée. Emotions ingérables. Je panique, j’ai envie de pleurer. Et mon cerveau est là « eh l’hystérique, on va se détendre là« . Pourquoi cherche-t-il maintenant à me faire relativiser, alors que la panique m’a gagnée par sa faute ?

L’enfer c’est les autres : tu parles, je suis mon propre enfer.

Mille bisous dans ta face,
Caféinement Vôtre.

Crédit image : image libre de droits, modifiée

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4 réflexions sur “Mon cerveau, ce sadique

  1. Mais comme je te comprend ! Mon cerveau me joue des tours en ce moment histoire que l’hypocondriaque que je suis pense être atteinte d’alzheimer. J’oublie les choses, je perd le fil de ce que je voulais raconter ( bon c’est souvent pas très intéressant alors ca va, mon auditoire n’est pas déçu ), les lettres s’inversent et me font lire tout autre chose … Bref c’est le bordel dans mon céphalée !

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