Paris, mon amour

Paris, mon amour : fusillades du 13 novembre 2015

 

Aujourd’hui, je n’ai pas envie d’écrire. Aujourd’hui, je suis abattue, effarée, lasse, fatiguée. Aujourd’hui, nous sommes le 14 novembre 2015. Aujourd’hui, nous pleurons ce vendredi 13. C’est avec colère, tiraillée par la nausée que j’écris. J’écris pour me rappeler. J’écris pour oublier. J’ai peur.

Il n’y a pas de mots pour décrire cette horreur. Ce carnage. J’ai peur, c’est indéniable. Ca me flingue, ça me broie les intestins. Les larmes coulent face à l’incompréhension. J’ai peur.

J’ai mal pour les familles de ces victimes. Je souffre face à cette capitale qui saigne. L’état d’urgence a été déclaré ; les frontières sont fermées. J’ai peur.

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Ce mot raisonne dans ma tête, creux. Ils ne craignent rien, près à mourir pour leur cause, à se faire sauter en même temps que d’autres humains qu’ils jugent indignes de vivre. J’ai peur.

Oui, j’ai peur. Même si l’on me dit qu’il ne faut pas. Que ça ira. Qu’on va lutter. Qu’on ne doit pas flancher face à eux, face à leurs mots, à leurs actes, à leur idéologie. Je suis humaine ; J’ai peur.

Mais je me tiendrais droite, et la peur aux entrailles, je resterais forte. Nous resterons forts. Nous lutterons. Nous, unis, la France, l’humanité.

 

« L’humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l’humanité »
John Fitzgerald Kennedy

Crédit image : Jean Jullien, illustrateur nantais

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