Eh dis, c’est quoi l’amitié ?

 

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La tristesse. La colère. La lassitude. Les sentiments se mêlent, me compressent. Je me sens vidée. Presque trahie. Eh, toi, dis : c’est quoi l’amitié ? Hein, dis ? Comment définirais-tu ce joli mot ? Moi, il m’évoque beaucoup de choses. Des sentiments simples, jolis, doux. L’amitié panse mes plaies. L’amitié me permet aussi de donner. Beaucoup. L’amitié, c’est toutes ces personnes qui me sont chères, qui me font sourires. Qui me font voir la vie simplement. On se tient la main. On est là pour se rattraper quand des embuches se mettent sur nos chemins. C’est unique. Ca bouleverse le coeur, l’esprit. C’est ces échanges de regards, ces mots qui n’ont plus besoin d’être dis. C’est ces silences qui apaisent. Pourquoi tout n’est pas si simple, pour toi, pour vous ? Pourquoi faut-il que certains compliquent ce chemin de l’amitié, et mettent eux-mêmes des embuches ? Pourquoi tout devient malsain, pesant ?

Je suis triste. Triste de constater aujourd’hui que nombreuses sont les « amitiés » qui s’évaporent aussi vite qu’elles sont apparues. Pourtant, tu sais, je fais des efforts. Je sais que j’ai de nombreux défauts. Mais tout le monde en a, non ? Je mets pourtant mon ego de côté, je fais attention, je fais des concessions. C’est dur, tu sais ? C’est dur, parce que c’est comme prendre une barre en fer, et la travailler, à grands coups de marteaux. La barre de fer ne se modèle pas si facilement, ça prend du temps, c’est long. On y arrive oui, mais ça épuise, quand même. Mais on se dit que le résultat en vaut la peine. Parce que l’amitié c’est joli et puis aussi parce que cette personne semble en valoir la peine. Qu’on passerait peut être à côté de quelque chose. Qu’on a envie de lui donner, de recevoir ; de partager.

Je suis en colère. En colère parce qu’elles n’ont rien dit. Et qu’elles ne diront rien. Tu sais, j’ai toujours pensé que le silence ne réglait rien. Des mots sur les maux. Rien ne peut mieux nous faire avancer que de parler. Eh, toi, tu en penses quoi ? Gardes-tu tout pour toi, pour lâcher tout dans le dos de la personne concernée ? Es-tu rongée par le syndrome de la malhonnêteté ? Eh, toi, es-tu restée au stade de la collégienne qui ne sait pas s’exprimer ? Je te vois, toi, tes regards froids, tes soupirs presque exaspérés. Tu es froide. Froide. Froide. Tu éteins ce qui pétille en moi. Et toi, je te vois, souriante, et pourtant si froide, froide, froide, derrière moi. Eh, vous savez, rien ne reste jamais bien longtemps secret.

Je suis lasse. Lasse d’être face à cette malhonnêteté, la vingtaine passée. Eh, on n’avait pas dit qu’en amitié, on se disait tout ? Pourquoi rien n’est simple, de votre côté ? Eh, dis, je me demande combien votre vie doit être triste. Oui, triste. Moi, je le suis maintenant. Mais ma vie ne l’est pas. Parce que j’use des mots. Parce que je ne reste pas sur des non-dits. Parce que j’ai ces quelques amis qui sont des rayons de soleil, et avec qui l’amitié est simple. Mais vous, vous et vos non-dits, qui avez vous de cher à votre vie ? Faites vous ça avec chaque être humain ? Ou m’est-ce réservé ? C’est maintenant que je me rends compte que je ne suis pas un cas unique. Que ce n’est pas la première fois que vous restez sur vos positions. Sans jamais en démordre. Sans remise en question. Sans dialogue. Juste un mur de glace. Parce que c’est toujours eux, jamais vous. Pourquoi ? Avez-vous déjà eu des amitiés sincères ?

Tu sais, je n’ai pourtant pas l’impression d’idéaliser l’amitié. Mais j’ai l’impression de lui avoir donné une autre valeur que la tienne. Que la votre. D’avoir appris que certaines choses sont simples et belles, et qu’il ne faut pas les gâcher, les souiller par des mauvais sentiments qui bouffent, qui rongent. Je prends conscience, avec ces peines, que j’ai grandis. Que je me suis créée, jour après jour, un univers plus sain. Un univers où je peux être heureuse. Où j’ai appris la valeur des choses. Alors peut-être n’est-ce pas si mal de mettre un terme à ces amitiés. Peut-être est-ce une façon de me conforter dans mes choix.

Tu sais, je ne dirai pas qu’à partir de maintenant, je ferai attention. Que je ne m’ouvrirai plus aussi facilement. Eh, ce n’est pas comme si c’était ma première déception. Ni ma dernière. Tout ça, c’est finalement un triste et incompréhensible constat : l’honnêteté, l’ouverture à l’autre, restent des choses complexes pour certaines personnes, qui n’oseront jamais la confrontation. Par faiblesse peut-être. Par crainte du regard de l’autre. Tu sais, c’est finalement triste pour eux. Sans mes amis, ceux qui me font me sentir heureuse, ma vie serait forcément très différente. Beaucoup plus sombre. Ils sont des rayons de soleil. Mais ces personnes qui ne savent pas s’ouvrir, qui sont malhonnêtes, qui prennent et jettent les autres, ne sont-ils pas tristes, eux ?

 

« L’amitié se nourrit de communication » – Montaigne

 

Crédit image : image libre de droits modifiée.
Toujours aller vers la lumière ; 
se délester de ce qui nous assombri.

Bonjour, 2016

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Coucou, toi !

On passera sur le fait que je n’ai rien publié depuis un moment, partiels oblige. Me revoici donc pour te parler de cette belle année de merde que fut 2015 (on commence 2016 en toute beauté, avec un peu de vulgarité) et de ce que j’espère pour cette nouvelle année. Oui bon, d’accord, faire ça en plein milieu du mois de janvier, c’est un peu tard. Et puis je t’entends déjà grommeler, que de toute façon les résolutions de l’année, c’est nul et c’est du vu et du revu sur la blogosphère.

C’est fort probable, d’ailleurs je ne comptais absolument pas faire ce genre d’article, vomissant sur les bonnes résolutions que je trouve parfaitement inutiles (parce que je ne les tiens jamais). Pourtant, cette année, c’est un peu différent. 2015 et moi, on n’a pas franchement été de grands copains. Je ne retiendrai qu’une chose de positive : j’ai enfin trouvé dans quel domaine je me spécialiserai en Droit. En dehors de ça, 2015, soyons clairs toi et moi : je te méprise.

Alors oui, bon, être en 2016 ne change rien dans l’absolu. Oui, ça risque d’être toujours la même merde. Pourtant, j’ai décidé que 2016 c’était un peu mon « le changement, c’est maintenant » (un petit coucou et un copyright pour toi, François).

 

■ Bosser moins et mieux. Ce semestre passé, j’ai changé mes méthodes de travail, et bossé beaucoup plus que je ne l’avais faire durant mes deux précédentes années en Droit. Autant te dire que ça ne m’a pas du tout réussi. Je suis le genre de nana à avoir un gros problème de concentration, et bosser plus n’a aucun intérêt, si ce n’est me démotiver complètement. Alors oui, je vais hiérarchiser mon travail en fonction de son importance, et oui, il y a sûrement un risque que je bâcle certains trucs. Mais c’est pour ma santé mentale (et je trouve que c’est une très bonne excuse).

2016 : l’année du bâclage des TD ; du fichage des CM le soir même ; et de leur apprentissage en temps et en heure (c’est-à-dire qu’on évitera de réviser pour la première fois quelques jours avant l’examen. Question de survie)

■ Arrêter de rechercher la perfection. Très clairement, que ce soit dans le cadre des études, dans ma vie personnelle, ou dans mon rapport avec moi-même, ce besoin de perfection vire à la pathologie. C’est moche, c’est un défaut énorme, et ça bouffe.

2016 : l’année de l’imperfection. Parce que c’est quand même vachement moins contraignant.

■ Faire un travail sur mes névroses. Il parait qu’on est tous névrosés. Il n’empêche que ce n’est pas une fatalité et qu’il faut parfois savoir se rendre à l’évidence : se faire aider n’est pas une honte.

2016 : l’année du je-suis-la-plus-heureuse-du-monde.

■ Me remettre à lire. Mets moi un livre entre les mains, et je n’en décollerai pas tant que je n’aurai pas été jusqu’au point final. Si avant je pouvais facilement lire deux bons livres par semaine, on ne va pas se cacher que c’est plutôt devenu deux livres par semestre. Le fossé.

2016 : l’année des livres à l’eau de rose, d’histoire, de SF et de fantastique.

■ Arrêter de boire autant de café. Deux à trois cafés par jour sont bénéfiques pour la santé, semblerait-il. J’ai un doute, mais qu’en est-il quand on double ou triple cette dose ? #caféinomane

2016 : l’année du je-remplace-le-café-par-du-thé-ou-une-tisane-après-18h (sauf cas d’extrême urgence) (c’est-à-dire en période d’examens) (oui allez, sois cool, les exams c’est important et exceptionnel).

■ Être régulière sur le blog. Le but n’est pas de m’imposer d’écrire tant de fois par mois ou par semaine, au risque de perdre complètement le goût de l’écriture. Rappelle toi juste, ma chère Caféinement Vôtre, qu’écrire t’a toujours fait du bien, et que ce serait quand même sacrément cool que ce blog te permette de contribuer à ton bien être.

2016 : l’année du blog, hashtag niaiserie.

 

Six résolutions. D’accord, j’ai peut-être mis la barre un peu haute. D’accord, je n’arriverai peut-être pas à tout réaliser. Mais hé, on n’a pas dis que 2016 c’était l’année de l’imperfection ?

Des bisous à toi, et à bientôt,
Caféinement Vôtre.

Crédit image : image libre de droits modifiée.

Pas féminine

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Coucou, toi !

Tu l’as peut être vue, ou bien tu es complètement passé à côté. Alors aujourd’hui, je veux te faire découvrir l’univers de Solange, et surtout, je veux partager cette vidéo qui a largement fait débat, mais qui m’a personnellement touchée. Dans le bon sens.

Solange nous le dit d’entrée de jeu : sa vidéo sera marquée d’impératifs. C’est d’ailleurs ce qui en a agacé plus d’une : de quelle droit me dit-on ce que je dois faire, parce que je suis une femme ? Pourtant, moi, je ne l’ai pas perçue comme une agression, comme une énième façon de nous donner des ordres : tu es une femme, alors fais ci, fais ça. L’impératif est utilisé, mais j’y ai seulement vu une alternative à ce qui définit régulièrement la féminité, dans le sens où l’on peut être femme et féminine à sa manière, sans forcément se plier aux exigences de la sociétés, aux clichés trop souvent propagés.
 

 
Alors oui, évidemment, tu peux porter des talons, faire tes ongles, ou encore t’épiler parce que tu le veux. Et ça c’est beau, tant que c’est fait par choix, et non sous une forme de contrainte. Et je pense que c’est là, le réel message de Solange. Solange cherche à casser les codes de notre société. Solange te dit d’être celle que tu veux être, et non pas celle que les autres veulent que tu sois.

« Fais les choix qui te rendent libre« . Cette phrase est belle. Simple, mais tellement belle. J’aime ce genre de message. J’aime qu’on esquinte tous les clichés sur la féminité. Parce qu’il n’y a pas une seule féminité, une seule façon d’être femme. D’être désirée. Ou de ne pas vouloir l’être. Tu n’as pas à te plier à des codes qui ne te parlent pas, qui ne te correspondent pas. Fais quelque chose seulement si, toi, tu le veux. Parce que ça te fait plaisir. Parce que ça te fait te sentir bien dans ta peau, dans ton corps.

J’aime l’approche de Solange, j’aime sa façon très particulière de faire passer des messages. J’aime l’écouter, j’aime son ton presque hésitant par moments, comme si elle cherchait ses mots. J’aime ce léger flou, cette  atmosphère, ce visuel qui donne l’impression d’une proximité, d’un échange très personnel.

Ne sois pas féminine comme on l’attend nécessairement de toi, sois féminine à ta manière. Ne cherche pas nécessairement à être désirable. Sois juste toi. Sans contrainte aucune.
 

Caféinement Vôtre.

 

Crédit image : capture d’écran vidéo (c) Solange Te Parle.

La première fois : 5 conseils ni sexistes, ni dangereux

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Coucou, toi !

Hier, j’ai eu l’occasion de tomber sur un article très intéressant de Pouletrotique, en réponse à une vidéo de la youtubeuse KayEhHey (si tu veux le lire, c’est par là). Non contente de nous expliquer comment éclaircir nos iris en nous foutant du miel dans les yeux, ou de blondir nos cheveux grâce à notre urine, la jeune femme a décidé de prodiguer moult conseils aux jeunes adolescentes quant à leur première fois. Bien entendu, il est question de sexe, même si ce mot ne sera jamais une seule fois dit dans la vidéo, KayEhHey préférant parler de « la chose ».

Cet article n’a pas pour but de répondre directement à la vidéo de la youtubeuse (qui à ce jour a d’ailleurs été supprimée), Pouletrotique l’ayant déjà brillamment fait. Je tiens néanmoins aujourd’hui à aborder le sujet de la première fois à ma manière, en évitant soigneusement tous les clichés sexistes et conseils dangereux que d’autres pourraient être tentés de donner.

 

La « bonne raison » de coucher : la tienne

Il n’y a pas de bonne raison universelle, et il n’y en aura jamais. Ne laisse jamais personne t’affirmer que tu dois obligatoirement être en couple pour coucher ; que tu dois nécessairement avoir des sentiments pour ton partenaire (qu’il soit un homme ou une femme) ; que ta relation avec ce partenaire doit avoir de l’avenir ; que tu dois toujours attendre un certain temps avant d’oser sauter le pas.

Je suis tout à fait contre ces « bonnes raisons » qu’on donne, en veux-tu en voilà. Le maître mot de toute relation sexuelle – que ce soit ta première fois ou non – c’est l’envie. As-tu réellement envie de coucher avec cette personne ? Si tu ne sais pas, si tu hésites, alors peut être que ce n’est pas encore le bon moment. Rien ne presse. Ne te sens jamais obligée de quoi que ce soit. Par ailleurs, si tu es sûre que tu le veux, si tu ressens cette envie physiquement, si tu as confiance en ton partenaire (et qu’importe qu’il s’agisse ou non de ton petit ami / de ta petite amie), si tu te sens en sécurité, alors oui, tu as ta bonne raison.

Tu as le droit de ne pas être prêt(e) à coucher. Tu as le droit d’avoir envie de coucher, sans pour autant être une « pute », une « salope ». Tu as le droit d’attendre. Tu as le droit de coucher le premier soir. Tu as le droit de souhaiter coucher avec ton (ta) petit(e) ami(e). Tu as le droit de coucher avec un inconnu. Tu as le droit d’avoir envie, et de céder à ces envies. Le sexe ne doit pas être un tabou. Le sexe, c’est naturel. Que tu sois une femme, ou un homme, tu as le droit de vivre ta vie sexuelle comme tu l’entends.

 

Ton corps, ton choix

Ton corps t’appartient. Tu en es maître, et personne n’a de droit de regard sur ce que tu en fais. Je tiens ici à aborder la question sensible de l’épilation. Combien de questions ai-je eu d’amies qui ne savaient pas si elles devaient se faire l’intégrale pour leur première fois, ou leur premier rapport avec ce nouveau mec ? Combien de fois ai-je pu voir des adolescentes se poser ce type de questions sur internet ?

Sache que tu peux choisir de faire l’intégrale, ou encore de ne pas toucher à tes poils : c’est ton corps. Ton choix. Ne le fais pas en fonction des goûts d’un autre, ni sous la pression. Je n’en peux plus de voir ces personnes – et surtout ces femmes ! – conseiller à des jeunes filles de se faire une épilation intégrale, parce que c’est plus « respectueux » envers le partenaire, parce qu’il ne faudrait pas le mettre mal à l’aise s’il n’aime pas les poils ; qu’il sera toujours possible de trouver un « compromis » par la suite sur l’épilation du maillot.

Je trouve ce genre de propos aberrant, d’autant plus quand on voit le nombre de jeunes filles qui s’interrogent sur leur épilation, et qui n’ont pourtant pas nécessairement envie de s’épiler, se sentant in fine contraintes de le faire. Parce qu’on leur a conseillé. Parce qu’elles ont peur du regard de l’autre.
Pourtant, j’insiste sur ce point : c’est ton corps. Ne laisse personne dicter tes choix. Tu es libre de faire ce qui te plait le plus.

 

Tes habits, ton maquillage : et toi, que veux-tu ?

Qu’importe ce que tu portes, qu’importe comment tu es maquillée : tout ça, c’est ton choix, pas celui d’un autre.

Tu as envie d’être en pyjama ? Fais donc ! Tu as envie de porter des dessous affriolants ? Fais toi plaisir ! Tu préfères tes sous-vêtements habituels, qu’il s’agisse de strings, culottes, shorty, ou que sais-je encore ? Mais oui, je dis oui ! Quel droit de regard ai-je sur ce que tu portes ? Mets ce qui te fais plaisir, et qu’importe que tu sois en jogging ou en porte-jarretelle, de toute façon tu finiras à poil (ça, c’est dis).

Il n’y a pas de bonne tenue, pas de bon maquillage (ou pas de maquillage du tout, d’ailleurs). Ta première fois est censée être spontanée. Ne la planifie pas. Laisse toi aller si tu en ressens l’envie, mais ne pense pas à ce genre de détails. Maquille toi, habille toi comme tu en as l’habitude, comme ça te fait plaisir, et qu’importe que ce soit « too much » pour certains, ou pas assez « sexy » pour d’autres.

Sois toi-même.

 

L’hygiène : non, tu ne te laveras pas 2 fois d’affilées

Vaste sujet qu’est l’hygiène. Certain(e)s seront plus à l’aise en prenant une douche auparavant. Soit dit en passant, tu n’en auras pas nécessairement l’occasion, une partie de jambes en l’air étant généralement spontanée et non planifiée. Quand tu es prise par ce que tu fais, c’est quand même un peu la lose de tout couper pour une douche. Si tu as une bonne hygiène corporelle de base, arrête de te prendre la tête pour des trucs comme ça.

Non, pas besoin de te laver plusieurs fois par jour. Non, tu n’as pas besoin d’emmener un savon et une bombe d’eau avec toi pour te laver après chaque pipi (ouai, merci KayEhHey pour ce genre de conseils, tu bats clairement des records). Non, tu n’as pas non plus besoin de te laver DEUX fois avant chaque rapport sexuel. Si tu souhaites te laver juste avant, très bien, mais une seule fois suffit. Trop se laver, que ce soit avec un savon doux ou pas, c’est très mauvais, surtout quand il s’agit de parties sensibles avec des muqueuses.

Si tu veux te taper de bonnes mycoses, tant qu’on y est, je te conseille de bien viser l’intérieur de ton vagin avec le pommeau de douche, après t’être évidemment lavée deux fois de suite. On n’est jamais trop prévoyant. (Attention, ceci est ironique et ne doit évidemment pas être fait.)

 

Ne laisse personne te dicter ta vie sexuelle

Ta vie sexuelle te regarde, et personne ne devrait avoir le droit de te dire de faire ceci ou cela. Personne ne devrait te juger. Personne ne devrait t’influencer. Tu es libre de ton corps, de ta sexualité. Que tu sois une femme ou pas. Que ton partenaire soit du même sexe que toi ou pas. Ne te préoccupe pas du regard des autres. Emmerde tous ceux qui t’imposent des standards de beauté, qui te font culpabiliser sur ta sexualité.

Finalement, je n’ai qu’un seul réel conseil à te donner. Un vrai de vrai. Que j’espère que tu suivras. N’oublie jamais la capote. Sous aucun prétexte. Qu’importe que tu trouves ça chiant ; qu’importe que le mec soit pas trop chaud pour en mettre une. Aucun prétexte ne sera suffisamment bon pour éviter d’en mettre une. Le préservatif est la seule chose qui te protège du SIDA (et ça te protège aussi d’un risque de grossesse, c’est quand même pas négligeable). Toi et ton partenaire pouvez évidemment passer outre si tu disposes d’un contraceptif tel que la pilule, le stérilet, ou encore l’implant, mais seulement si un test a été effectué, 3 mois après les dernières relations sexuelles, pour déceler une éventuelle MST chez toi ou ton partenaire.

Sérieux, on déconne pas avec les MST. Ni avec les bébés.

Mille bisous à toi,
Caféinement Vôtre

Crédit image : image libre de droits, modifiée.

(Pseudo) liebster award, tout en gifs

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Coucou toi,

Après avoir été taguée cinq fois pour le liebster award, je me décide enfin à faire ce tag. Entre toi et moi, je ne suis pas certaine que tu seras conquis(e) par ces quelques informations sur mon humble personne, mais faisons comme si c’était le cas. C’est plutôt flatteur pour mon ego.

Après avoir checké rapidement, et appris en quoi consistait ce tag, je suis très heureuse de t’informer que je ne respecterai absolument pas les règles. AH. C’est du propre, ça. L’incapable, même pas foutue de suivre deux-trois conditions. Bouh, on le savait, elle vaut pas grand chose la Caféinement Vôtre. Pseudo anticonformiste dans l’âme, plus chiante, tu crèves.
(en vrai, c’est la flemme qui parle, mais direct ça fait vachement moins classe)

Alors voilà, dans mon liebster award, ce sera 11 questions prises au gré de mes envies entre celles de Missing-thesun ; Estudiantine ; Littlerenard et Le coeur des filles, qui m’ont taguée (désolée Danaeaupaysdesmerveilles– impossible de prendre en compte tes questions, ton blog étant en maintenance au moment où je fais cet article).

Sachez par avance que celui que j’ouïrai dire qu’il s’agit d’un « 11 choses sur moi », et non pas d’un liebster award se verra très sévèrement puni.

 

Quel est ton animal préféré ?

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(mon coeur se rempli d’amour à la vue de ce gif) (ceci est un bébé carlin)

 

As-tu une habitude bizarre ?

Si par habitude bizarre, on peut entendre le fait que généralement quand je me maquille, je ferme un oeil ; alors j’imagine que oui.

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Quand tu étais enfant, quel métier rêvais tu d’exercer ?

Alors clairement, j’envisageais le truc le plus cliché du monde pour une gamine : être institutrice (j’ai toujours rêvé qu’on m’appelle « maîtresse », à défaut de pouvoir avoir un amant).

Et si j’étais instit’ aujourd’hui, ça donnerait quoi ? 

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Crois-tu au coup de foudre ?

Non, absolument pas. A mes yeux, tout au plus, on peut savoir au premier regard que la personne nous plaît énormément. Mais ça reste un coup de coeur sur le physique de quelqu’un. L’amour, ça se construit, ça nous tombe pas dessus en une demi seconde.

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Es-tu plutôt grosse soirée en boîte avec ambiance de folie ou petit apéro entre amis dans une ambiance cosy ?

Sans hésitation : petite apéro pépouze entre amis dans une ambiance cosy.  Et de préférence, au dodo à 23h avec une petite infusion, parce que faut pas trop forcer sur la mamie que je suis, tout de même.

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Qu’est-ce que tu fais le dimanche soir ?

La question tombe plutôt bien : nous sommes actuellement dimanche soir, il est 22h48, et je suis dans mon lit, avec mon ordinateur et de la musique. Globalement, mes dimanches c’est un peu ça : ordinateur ou lecture dans mon lit, sur un fond de musique.

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(impossible de mettre une série de gif sans un chat. Cats run the internet)

 

Décris nous ta tenue du dimanche.

Si je ne sors pas, en règle générale, c’est pyjama, ou jogging / sweat. Très clairement, et entre nous : je ne ressemble à rien une fois chez moi. Qu’importe qu’on soit dimanche ou jeudi.

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Le film qui te fait pleurer à tous les coups ?

Y’a pas nécessairement un film en particulier qui me fait plus pleurer qu’un autre, mais sache que je suis une chialeuse professionnelle. Globalement, un rien me fait pleurer. Voilà voilà.

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Si tu devais t’engager pour quelque chose (si tu ne l’es pas déjà), quelle cause défendrais-tu en particulier ?

Très clairement, je m’engagerais pour aider les SDF. J’ai déjà pas mal de projets en tête. En espérant un jour pouvoir réaliser tout ça, même si ce ne sera pas simple. Je considèrerais avoir raté ma vie si je n’ai pas réalisé tout ce que j’espère pouvoir faire : c’est dis. J’ai plus le choix.

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Une chose qui te rend heureuse ? 

Manger. Beaucoup.

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La saison que tu préfères ?

L’hiver, sans hésitation. L’option pluie en moins, évidemment. Mais le froid, les pulls, les grosses écharpes, j’adore ça.

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Coeur sur toi,
Caféinement Vôtre

Crédit image : en-tête = image libre de droits, modifiée.

Mon cerveau, ce sadique

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Coucou toi,

Je sais pas trop comment ça se passe dans ta tête, mais perso, c’est régulièrement le chaos. Je sais pas trop non plus comment introduire mon propos, alors j’te lance ça comme ça, bim, prends l’idée comme elle vient : mon cerveau est un gros connard qui me veut du mal. Je lis régulièrement cette reprise célébrissime de Sartre : « L’enfer, c’est les autres ». Je t’avouerais ne pas être d’accord avec cette idée, considérant que mon plus grand ennemi n’est autre que moi-même, et que l’enfer, ça se passe parfois plus dans ma tête qu’autre part.

Le cerveau, c’est fabuleux. Il possède cette magnifique faculté d’oublier des passages de ta vie super cool, super heureux, et peut a contrario se souvenir parfaitement – et dans les moindres détails – de scènes honteuses, tristes, déchirantes. Le plus merveilleux, dans tout ça, c’est que parfois, le cerveau enferme à double tour un souvenir, pour te le ressortir, un peu au hasard et pour le kiffe. Je l’imagine bien, avec un grand sourire démoniaque, frôlant le sadisme.

« Oh tiens, tu ne te rappelais pas de ça ? Dommage, toi qui étais si concentrée sur ton travail. Maintenant, rappelle toi de ce moment honteux que tu as vécu il y a 4 ans« . Mon cerveau est définitivement un connard. Il est vicieux, fourbe. Il trouve des techniques pour me déstabiliser. Entre nous deux, c’est un combat. Un vrai de vrai, comme dans les arènes, avec les gladiateurs. Autant te dire que je suis rarement la grande gagnante.

Le pire, c’est probablement que ce fourbe a développé une technique digne des plus grands lâches : il abat son glaive quand j’ai le dos tourné. Tu es en train de réviser ? Hop, prends ça ! Tu es en train de rêvasser ? Bim, dans ta face ! Tu veux dormir ? Allez vlan, best moment ever pour te niquer ta race.
Et que ça y va en flash back désagréables. Et moi, je rêve de m’enterrer six pieds sous terre. Evidemment, je n’arrive absolument pas à gérer mes émotions dans ces cas là. Impossible d’être raisonnable. Impossible, même en tentant de l’être, de relativiser et me dire que ce souvenir, c’est rien du tout, que c’est du passé, qu’il faut arrêter de se faire du mal pour ça. Pourtant, parfois, je suis au bord de la panique en me rappelant d’une parole prononcée ou d’un geste esquissé : pourquoi ai-je fais ça ? Et qu’en a-t-il/elle pensé ? Pourquoi ? Et si ? Et peut être que…?

Mais faites que je cesse de réfléchir autant. Stop, stop, stop, je suis fatiguée. Emotions ingérables. Je panique, j’ai envie de pleurer. Et mon cerveau est là « eh l’hystérique, on va se détendre là« . Pourquoi cherche-t-il maintenant à me faire relativiser, alors que la panique m’a gagnée par sa faute ?

L’enfer c’est les autres : tu parles, je suis mon propre enfer.

Mille bisous dans ta face,
Caféinement Vôtre.

Crédit image : image libre de droits, modifiée

Quand les études nous épuisent

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Coucou toi,

22 jours. 22 jours sans écrire. C’était long. Tout en étant très probablement court. Je m’étais pourtant donnée comme objectif d’écrire régulièrement, et pourquoi pas de tenter d’écrire tous les jours. Autant te dire que je me suis un peu rétamée. Mais voilà, le mois de novembre n’a pas été évident, et ça ne l’est toujours pas. A vrai dire, rien n’est évident depuis ce début de semestre. Parfois, les études nous tirent vers le bas. Parfois, j’oublie pourquoi je suis en droit ; pourquoi je continue dans cette voie ; pourquoi je me tue à bosser autant ; pourquoi mon corps et mon moral doivent autant en pâtir. J’ai mis le holà quand je me suis sentie couler, comme jamais auparavant, à cause de ces études qui me bouffent un peu trop.

J’ai oublié de vivre. Comme jamais. J’ai oublié qu’à côté des notes, qu’à côté de mon besoin d’excellence, il y avait toutes ces choses que j’aimais et que j’oubliais. J’ai oublié qu’il fallait parfois arrêter, et se divertir. J’ai oublié de lire, de prendre du temps pour moi, de me poser simplement devant mon ordinateur et regarder une série. J’ai oublié d’écrire. J’ai oublié de sortir, de vivre des moments simples avec mes amis. J’ai bossé, bossé, bossé. J’ai perdu le sommeil. J’ai perdu ce plaisir de manger. Je me suis rendue malade, pour des études.

Et puis j’ai dis stop. Merde. J’arrête. Je fais un break.

Ce n’est pas évident de s’octroyer un répit, d’arrêter de bosser, quand on a toujours ce besoin de perfection, ce besoin de faire toujours plus, toujours mieux. Mais parfois, c’est nécessaire. J’ai sûrement trop tendance à me concentrer sur mon avenir. A chercher toujours mieux. J’ai cette peur insoutenable de ne pas réussir à atteindre mes objectifs.

Mais mon corps flanche, mon mental aussi. Je me remets en question. J’ai peur, peur, peur. Et si je ne résistais pas à ces études ? Et si cet avenir professionnel que j’envisage ne me correspondait pas ? Pourrais-je tenir la cadence ? Je sais qu’une fois sortie des bancs de la fac, le rythme risque d’être tout autant infernal, si ce n’est plus. C’est épuisant, de se remettre en question. Epuisant de tout remettre en question. Et si, et si, et si…

Pourtant, j’aime le droit. Je sais que rien ne me conviendrait mieux que cette branche. Je sais que je ne me suis pas trompée d’études. C’est probablement la seule chose à laquelle je peux me raccrocher. La seule chose dont je ne peux pas douter.

Néanmoins, jamais, ô grand jamais les études ne devraient nous empêcher de vivre, prendre toutes nos soirées et week-end, n’en déplaise à certains professeurs. Jamais les études ne devraient foutre notre santé en l’air. Je l’ai appris, à mes dépens. Promis, plus jamais je ne me laisserai piéger.

I’m back.

Caféinement vôtre.

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